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	<title><![CDATA[Site de jeremynuscule | Jeremy Vandurme]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Mon, 21 May 2012 11:56:27 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[J'ai quand même souvent envie de répéter "Elle est pas belle la vie ?!"]]></title>
		<link>http://www.jeremynuscule.com/j-ai-quand-meme-souvent-envie-de-repeter-elle-est-pas-belle-la-vie-a3195856</link>
		<description><![CDATA[&nbsp; &nbsp; &nbsp; 

 
 &lt;g:plusone size=&quot;medium&quot; count=&quot;true&quot; href=&quot;http://www.jeremynuscule.com/j-ai-quand-meme-souvent-envie-de-repeter-elle-est-pas-belle-la-vie-a3195856&quot;&gt;&lt;/g:plusone&gt; 
 Article original r&eacute;dig&eacute; par jeremynuscule et publi&eacute; sur Site de jeremynuscule | Jeremy Vandurme 
 Reproduction...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://data0.doremiblog.com/jeremynuscule/mod_article3195856_5.jpg?6767"><img src="http://data0.doremiblog.com/jeremynuscule/mod_article3195856_6.jpg?3777" alt="Jeremynuscule"/></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.jeremynuscule.com%2Fj-ai-quand-meme-souvent-envie-de-repeter-elle-est-pas-belle-la-vie-a3195856&amp;layout=box_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=65" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:65px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fwww.jeremynuscule.com%2Fj-ai-quand-meme-souvent-envie-de-repeter-elle-est-pas-belle-la-vie-a3195856&amp;text=J%27ai%20quand%20m%C3%AAme%20souvent%20envie%20de%20r%C3%A9p%C3%A9ter%20%22Elle%20est%20pas%20belle%20la%20vie%20%3F%21%22&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://www.jeremynuscule.com/j-ai-quand-meme-souvent-envie-de-repeter-elle-est-pas-belle-la-vie-a3195856"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par jeremynuscule et publié sur <a href="http://jeremynuscule.doremiblog.com">Site de jeremynuscule | Jeremy Vandurme</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 11:23:20 +0100</pubDate>
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		<dc:creator>jeremynuscule</dc:creator>
		<dc:date>2011-03-17T11:23:20+01:00</dc:date>
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		<title><![CDATA[Commentaire de Pseudo-inutile]]></title>
		<link>http://www.jeremynuscule.com/commentaire-de-pseudo-inutile-a1557033</link>
		<description><![CDATA[pseudo-inutile, Post&eacute; le mardi 09 juin 2009 17:16 

 Bonjour J&eacute;r&eacute;my.

Je viens souhaiter un bon anniversaire &agrave; ton coeur.

Ce 9 juin, nous &eacute;tions au m&ecirc;me endroit, &agrave; &eacute;couter la m&ecirc;me musique, &agrave; admirer le m&ecirc;me homme. Cet homme que j'ai vu depuis poser sans calcul sur toi le regard...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><strong>pseudo-inutile, Post&eacute; le mardi 09 juin 2009 17:16</strong><br/><br/><em><span style="font-size: 14px;"><strong>Bonjour J&eacute;r&eacute;my.<br/><br/>Je viens souhaiter un bon anniversaire &agrave; ton coeur.<br/><br/>Ce 9 juin, nous &eacute;tions au m&ecirc;me endroit, &agrave; &eacute;couter la m&ecirc;me musique, &agrave; admirer le m&ecirc;me homme. Cet homme que j'ai vu depuis poser sans calcul sur toi le regard d'un p&egrave;re. Pr&eacute;venant et s&eacute;v&egrave;re, tout ce qu'on demande &agrave; un bon p&egrave;re, tout ce qui manque quand il n'est plus l&agrave;. Je ne me trompe pas sur cet homme, dont la m&eacute;moire abrite pour toujours ton histoire, comme bon nombre de tes lecteurs.<br/><br/>Je suis comme certains, je te lis presque tous les jours en quasi-silence, depuis deux ans. Je crois que j'ai du laisser 2 ou 3 messages, pas plus. Je vais aussi souvent lire l'avenir des gens qui t'aiment, et la douleur qui sera la leur, sur le blog "pour toi marine", via tes liens.<br/><br/>Je parle des gens qui ont hurl&eacute; de joie &agrave; ton premier souffle, qui se tairont avec toi quand tu le chercheras sans plus y croire, et qui resteront l&agrave;, apr&egrave;s, &agrave; vivre dans le souvenir, se foutant pas mal de la beaut&eacute; intacte d'un monde, sans toi.<br/><br/>Je ne parle pas de ceux qui t'ont aim&eacute; ou d&eacute;test&eacute; &agrave; travers Michel Polnareff, qu'ils ont d&eacute;sign&eacute; comme l'empereur de leurs &eacute;motions, comme le promoteur de leur g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, comme leur faiseur de conscience. Non, je ne parle pas de ces hooligans, dont aucun ne sait se reconnaitre, et c'est &agrave; &ccedil;a qu'on les reconnait. Si, par miracle, tu survivais &agrave; Michel Polnareff, il ne resterait rien de leur amour ou de leur haine, dont tu n'auras &eacute;t&eacute; que le faire-valoir. Tu peux leur cracher &agrave; la gueule, ce sera moral, n'aies crainte.<br/><br/>Tu m'as livr&eacute; dans tes mots quelque chose que je ne te rendrai jamais: un suppl&eacute;ment de force. Toute l'empathie ressentie pour toi, et &agrave; travers toi, pour ceux dont la vie s'arrete l&agrave; o&ugrave; elle commence, n'aide que moi, lecteur de 35 ans, &agrave; r&eacute;aliser la fragilit&eacute; de l'existence. Ces soirs o&ugrave; l'on &eacute;tait ici &agrave; te lire avec ma copine et o&ugrave; l'on se regardait, sans plus rien se dire, ces soirs o&ugrave; ton v&eacute;cu faisait br&ucirc;ler l'amour entre nous par le partage du m&ecirc;me espoir. Celui de se donner une vie fantastique, car on r&eacute;alisait, en te lisant, en avoir la chance.<br/><br/>Tes textes feront partie de l'&eacute;ducation que je transmetterai &agrave; mes enfants. Pour qu'ils vivent dans la responsabilit&eacute; et le respect, et non dans une incapable volont&eacute; de fa&ccedil;ade. Pour qu'ils comprennent que d&eacute;sirer ne suffit pas.<br/><br/>Merci &agrave; toi J&eacute;r&eacute;my. Longue vie &agrave; ton courage.</strong></span></em></p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.jeremynuscule.com%2Fcommentaire-de-pseudo-inutile-a1557033&amp;layout=box_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=65" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:65px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fwww.jeremynuscule.com%2Fcommentaire-de-pseudo-inutile-a1557033&amp;text=Commentaire%20de%20Pseudo-inutile&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://www.jeremynuscule.com/commentaire-de-pseudo-inutile-a1557033"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par jeremynuscule et publié sur <a href="http://jeremynuscule.doremiblog.com">Site de jeremynuscule | Jeremy Vandurme</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 17:05:20 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>jeremynuscule</dc:creator>
		<dc:date>2010-08-19T17:05:20+02:00</dc:date>
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		<title><![CDATA[Très intéréssant... Ce serait dommage de passer à côté... C'est long mais passionnant.]]></title>
		<link>http://www.jeremynuscule.com/tres-interessant-ce-serait-dommage-de-passer-a-cote-c-est-long-mais-pa-a1116366</link>
		<description><![CDATA[&nbsp; Source 
 
 Keith Jarret, le magicien 

 Apr&egrave;s un long silence, le pianiste revient avec Radiance , un album solo enregistr&eacute; en 2002 au Japon, lors de deux concerts totalement improvis&eacute;s. Il a re&ccedil;u L'Expressmag , en exclusivit&eacute;, dans son repaire du New Jersey.

 A une heure et demie de...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>&nbsp;<a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://jazzdunyasi.jazz.az/pict1/Keith_Jarrett2.jpg&amp;imgrefurl=http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/06/19/the-koln-concert-keith-jarret.html&amp;usg=__ruPlKGmV9m4t8JN_Dn7NBN2OeW0=&amp;h=226&amp;w=228&amp;sz=13&amp;hl=fr&amp;start=115&amp;um=1&amp;itbs=1&amp;tbnid=GKd2MnZe7-f2LM:&amp;tbnh=107&amp;tbnw=108&amp;prev=/images%3Fq%3Dkeith%2Bjarrett%2Bphotos%26start%3D105%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26ndsp%3D21%26tbs%3Disch:1">Source</a> </em><em><br/></em><em><br/><img style="border-width: 0pt; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" src="http://www.nonsolomusica.it/files/news/KeithJarrett.jpg" alt="KeithJarrett.jpg"/></em> <em><strong>Keith Jarret, le magicien</strong><br/><br/> Apr&egrave;s un long silence, le pianiste revient avec </em> <em><em>Radiance</em>, un  album solo enregistr&eacute; en 2002 au Japon, lors de deux concerts totalement  improvis&eacute;s. Il a re&ccedil;u <em>L'Expressmag</em>, en exclusivit&eacute;, dans son  repaire du New Jersey.<br/><br/> A une heure et demie de route de New-York, un chemin sinueux, au milieu  des bois et des lacs, m&egrave;ne &agrave; une grande propri&eacute;t&eacute; enti&egrave;rement grillag&eacute;e. </em> <em><br/><br/> C'est l&agrave;, dans le New Jersey, que Keith Jarrett se cache. Sur le portail  en fer qui l'isole du reste du monde, une plaque indique : </em> <em><br/><br/><em>&laquo; Caution. No trespassing! (Attention, ne pas franchir!) &raquo;</em></em> <em> Derri&egrave;re une fen&ecirc;tre, au loin, le pianiste scrute l'arriv&eacute;e de ses  visiteurs.<br/><br/> Il est 14 h 50, rien ne se passe. Mais le fax de confirmation de  l'interview avait le m&eacute;rite d'&ecirc;tre clair: </em> <em><em>&laquo; Mr Jarrett accepte de  vous rencontrer chez lui. Le rendez-vous aura lieu &agrave; 15 heures pr&eacute;cises.  Ne soyez ni en retard ni en avance. &raquo;</em></em> <em><br/><br/> On le sait, Keith Jarrett a la r&eacute;putation de ne pas se laisser approcher  facilement. Toutes sortes de l&eacute;gendes courent sur cette r&eacute;sidence  secr&egrave;te, que seuls de rares intimes ont eu le privil&egrave;ge de visiter.  Ainsi, en franchissant le seuil de la maison, accueillis par Anne Rose,  sa femme, on esp&egrave;re voir cette fameuse pi&egrave;ce aux baies vitr&eacute;es, o&ugrave; le  pianiste aurait install&eacute; deux Steinway face &agrave; face, l'un blanc, l'autre  noir. </em> <em><br/><br/> On ne la verra jamais... Elle n'existe pas. Mais cet apr&egrave;s-midi  exceptionnel pass&eacute; en sa compagnie vaut bien plus que la visite d'une  pi&egrave;ce imaginaire. Car si Keith Jarrett a un don, c'est bien celui de  surprendre. Ce qu'il fait depuis toujours.</em> <em><br/><br/><strong>&laquo; A chaque fois, je b&acirc;tis une architecture, et je dois la  d&eacute;truire &raquo;</strong></em> <em><br/><br/> D&egrave;s l'&acirc;ge de 3 ans, il prend des cours de piano et &eacute;crit des partitions.  A 8 ans, il donne son premier concert classique, dans sa ville natale  d'Allentown, en Pennsylvanie. Il y interpr&egrave;te Grieg, Bach, Mozart... et  conclut par deux compositions personnelles, dont l'une intitul&eacute;e  Conscience in the Zoo.</em> <em><br/><br/><em>&laquo; A l'&eacute;poque, j'improvisais d&eacute;j&agrave; &raquo;</em></em> <em>, dit-il. A partir des ann&eacute;es  1960 (il est n&eacute; en 1945), sa carri&egrave;re s'apparente &agrave; une mosa&iuml;que  d'exp&eacute;riences, men&eacute;es avec une rare exigence artistique. Il passe du  classique au jazz, des enregistrements sur orgue, avec Miles Davis, &agrave;  l'interpr&eacute;tation des Variations Goldberg sur clavecin, sans que jamais  l'on puisse lui reprocher la moindre l&eacute;g&egrave;ret&eacute;.<br/><br/> Aucun autre musicien n'a autant assimil&eacute; et int&eacute;gr&eacute; le r&eacute;pertoire savant  et profane de ces trois derniers si&egrave;cles. Aucun ne m&eacute;rite, plus que  lui, le titre d'improvisateur. Son magnifique concert en solo de Cologne  en 1975 - le disque de piano le plus vendu au monde - ou ses  improvisations en trio avec Gary Peacock et Jack DeJohnette, ne sont que  les fragments d'une &oelig;uvre qu'il n'a pas fini de composer. </em> <em><br/><br/> Jarrett dit conna&icirc;tre les jours fastes, mais jamais les jours f&eacute;ri&eacute;s.  Rien ne l'arr&ecirc;te, pas m&ecirc;me l'extr&ecirc;me souffrance provoqu&eacute;e par une  maladie qui l'a clo&icirc;tr&eacute; chez lui, pendant des ann&eacute;es, l'emp&ecirc;chant de  jouer, et d&eacute;finie, par les m&eacute;decins, comme le </em> <em><em>&laquo;syndrome de la  fatigue chronique&raquo;</em>.<br/><br/> Il a d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;, il a accept&eacute;, il s'est battu, il s'en est sorti. Depuis  1999, il a recommenc&eacute; &agrave; enregistrer avec son trio et &agrave; se produire en  public. </em> <em><br/><br/> Aujourd'hui, l'homme est souriant, ironique, plein de vie. Le 8 mai, il a  f&ecirc;t&eacute; ses 60 ans et s'offre le plus grand r&ecirc;ve auquel un artiste puisse  aspirer : se surprendre lui-m&ecirc;me. </em> <em><br/><br/> Huit ans apr&egrave;s la parution de son dernier disque en solo, </em> <em><em>La Scala</em>,  Keith Jarrett sort un double album, <em>Radiance</em>, enregistrement  de deux concerts donn&eacute;s au Japon, en 2002. Il s'agit sans doute de la  plus aboutie de ses conversations avec l'instrument. <br/><br/> Oubli&eacute; le K&ouml;ln Concert. Ces cent quarante minutes de musique font de  Jarrett un pianiste de l'extr&ecirc;me et un musicien d'une solidit&eacute;  rassurante. Dans le plus profond silence de la salle, il joue une  symphonie totalement improvis&eacute;e, explorant toutes les &laquo; plan&egrave;tes  harmoniques &raquo;, passant d'adagios d'une lenteur quasi bruckn&eacute;rienne &agrave; des  pics d'une vitesse vertigineuse, allant du classique &agrave; la musique  contemporaine, du flamenco au jazz et au blues.</em> <em><br/><br/><img style="border-width: 0pt; float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" src="http://jazzdunyasi.jazz.az/pict1/Keith_Jarrett2.jpg" alt="Keith_Jarrett2.jpg"/></em> <em> Il dit aimer la musique plus qu'autre chose.  Mais ce n'est pas vrai. Dans son bureau, les disques renvoient aux  livres, les livres aux tableaux, les tableaux aux fen&ecirc;tres... que  Jarrett ne ferme jamais. <br/><br/> Dans sa biblioth&egrave;que, on remarque les &eacute;crits de Georges Gurdjieff,  philosophe et occultiste fran&ccedil;ais d'origine russe (1877-1949). Gurdjieff  a influenc&eacute; Jarrett au point que le pianiste lui a d&eacute;di&eacute; un disque, </em> <em><em>Sacred  Hymns</em>. Gurdjieff enseignait que l'homme <em>&laquo;ordinaire&raquo;</em> est  un &ecirc;tre endormi et que seul un travail de m&eacute;ditation lui permet  d'atteindre un certain niveau de conscience. De fait, l'&eacute;tat d'&eacute;veil de  Keith Jarrett est surprenant. Intimidant, presque. D'ailleurs, c'est lui  qui pose la premi&egrave;re question.<br/><br/> - Je vois des dizaines de pages de questions dans vos mains... Vous  allez me les lire ?</em> <em><br/><br/><strong>Non... C'est juste un canevas.</strong></em> <em><br/><br/> - Bon, parce qu'autrement je vais vous r&eacute;pondre par &eacute;crit.</em> <em><br/><br/><strong>Je dois donc improviser ?</strong></em> <em><br/><br/> - Vous avez bien vu ce qui est marqu&eacute; sur l'affiche accroch&eacute;e au ch&ecirc;ne  dans mon jardin: </em> <em><em>&laquo; Wild life crossing the road (La vie sauvage  traverse le chemin) &raquo;.</em><br/><br/><strong>C'est votre manifeste : l'improvisation...</strong></em> <em><br/><br/> - Oui. C'est la seule fa&ccedil;on d'&ecirc;tre pr&eacute;sent et fid&egrave;le &agrave; soi-m&ecirc;me.</em> <em><br/><br/><strong>Au milieu des ann&eacute;es 1960, Miles Davis venait &eacute;couter tous vos  concerts. Un soir, au club Cam&eacute;l&eacute;on, &agrave; Saint-Germain-des-Pr&eacute;s, il vous a  demand&eacute;: <em>&laquo; Comment fais-tu ? Comment peux-tu jouer &agrave; partir de rien  ? &raquo;</em></strong></em> <em><br/><br/> - Je m'en souviens tr&egrave;s bien. Je lui ai r&eacute;pondu que je ne savais pas.  Mais, en r&eacute;alit&eacute;, la question qui se pose est plut&ocirc;t de savoir si un  musicien con&ccedil;oit le </em> <em><em>&laquo; rien &raquo;</em> comme un <em>&laquo; manque de quelque  chose &raquo;</em> ou comme <em>&laquo; un plein &raquo;</em> qui surgit spontan&eacute;ment. <br/><br/> Quand je me suis assis au piano, lors de ces deux concerts au Japon, je  n'avais aucune id&eacute;e de ce que j'allais jouer. Pas de premi&egrave;re note, pas  de th&egrave;me. Le vide. J'ai totalement improvis&eacute;, du d&eacute;but &agrave; la fin, suivant  un processus intuitif. Une note engendrait une deuxi&egrave;me note, un accord  m'entra&icirc;nait sur une plan&egrave;te harmonique qui &eacute;voluait constamment. Je me  d&eacute;pla&ccedil;ais dans la m&eacute;lodie, les dynamiques et les univers stylistiques,  pas &agrave; pas, sans savoir ce qui se passerait dans la seconde suivante.  Mais la musique ne na&icirc;t jamais de la musique; ce serait comme dire qu'un  enfant na&icirc;t d'un enfant. Rien ne se cr&eacute;e &agrave; partir du rien. La musique  est l'aboutissement d'ann&eacute;es de travail et d'&eacute;coute, et cela est plus  &eacute;vident encore quand la cr&eacute;ation est faite dans l'instant.</em> <em><br/><br/><img style="border-width: 0pt; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" src="http://www.allaboutjazz.com/php/gallery2/main.php?g2_view=core.DownloadItem&amp;g2_itemId=37949&amp;g2_serialNumber=2" alt="main.php?g2_view=core.DownloadItem&amp;g2_itemId=37949&amp;g2_serialNumber=2"/></em> <em><strong>Vous voulez dire que l'improvisation est plus complexe qu'on ne  l'imagine ?</strong><br/><br/> - Je dirais m&ecirc;me qu'il s'agit d'un genre musical en soi. Lorsque je  pense au concert de Cologne mais, surtout, &agrave; ceux du Japon, je  m'aper&ccedil;ois qu'au moment o&ugrave; je joue il y a trois personnalit&eacute;s qui  cohabitent en moi : l'improvisateur, le compositeur et le pianiste. </em> <em><br/> L'improvisateur est l&agrave;, assis au clavier, se fiant &agrave; sa capacit&eacute; &agrave;  trouver un chemin musical qui le conduise de A &agrave; B. Il n'a cependant  aucune id&eacute;e de ce que B va &ecirc;tre, car B est sugg&eacute;r&eacute; par A. <br/> Ensuite, il y a le compositeur qui envoie du mat&eacute;riel sonore &agrave;  l'improvisateur, si ce dernier a momentan&eacute;ment perdu le flux ou s'il est  en panne d'id&eacute;es. Il devra donc s'empresser de sugg&eacute;rer un B, en  employant son bagage culturel et son savoir. En quelque sorte, le  compositeur est une base de donn&eacute;es. Quant au pianiste, c'est  l'ex&eacute;cutant. Il faut qu'il soit &agrave; l'&eacute;coute des deux autres et qu'il  accomplisse sa mission : &ecirc;tre &agrave; la hauteur technique afin de r&eacute;aliser ce  qu'on lui demande, donc savoir g&eacute;rer le doigt&eacute;, le style,  l'interpr&eacute;tation des silences. Il doit aussi &ecirc;tre attentif &agrave; ce qui se  passe dans son corps : pr&eacute;venir les crampes aux doigts, ne pas oublier  de respirer...<br/><br/> Cela implique une vaste connaissance des styles musicaux, de la  technique pianistique et une immense prise de risque.</em> <em><br/><br/> La maxime de l'improvisateur est : la s&eacute;curit&eacute; en dernier. Il suit la </em> <em><em>&laquo;  pens&eacute;e du tremblement &raquo;</em>. Voil&agrave; pourquoi, souvent, pendant mes  concerts, je danse avec le piano, je me l&egrave;ve, je me penche en arri&egrave;re,  je me lance sur les cordes. Les docteurs me disent que c'est tr&egrave;s  mauvais pour mon dos et, c'est vrai, je souffre de douleurs p&eacute;nibles,  mais ils ne savent pas ce que je vis. <br/><br/> Le compositeur, lui, est plus sage : il a pass&eacute; sa vie &agrave; &eacute;couter et &agrave;  &eacute;tudier tous les styles musicaux. A l'&acirc;ge de 18 ans, je jouais dans des  pianos-bars pour payer mes cours de musique &agrave; la Berklee School. C'est &agrave;  ce moment-l&agrave; que j'ai appris les standards. Jusque-l&agrave;, je ne  connaissais que le classique. Enfin, le pianiste est celui qui juge, car  il &eacute;coute les deux autres. Son boulot est d'ex&eacute;cuter m&ecirc;me lorsqu'il  n'est pas d'accord.</em> <em><br/><br/><strong>Qu'entendez-vous par l&agrave; ?</strong></em> <em><br/><br/> - Parfois, le compositeur et le pianiste ne sont pas d'accord avec  l'improvisateur. Je vais l'expliquer par un exemple concret: lors d'un  des concerts de Tokyo, &agrave; la fin d'un morceau, une note aigu&euml; - un mi - a  r&eacute;sonn&eacute; dans la salle. Cette r&eacute;manence fortuite m'a donn&eacute; l'inspiration  pour d&eacute;buter le morceau suivant. La note me paraissait si belle que j'y  revenais sans arr&ecirc;t, m&ecirc;me si, selon les r&egrave;gles classiques, le contexte  harmonique n'&eacute;tait pas ad&eacute;quat. Plus tard, en r&eacute;&eacute;coutant la bande, je me  suis dit que si j'avais &eacute;t&eacute; au piano, en train de composer, j'aurais  imm&eacute;diatement censur&eacute; ce mi. Et pourtant, cette note fait toute la magie  du morceau.</em> <em><br/><br/><strong>Il y a &eacute;norm&eacute;ment d'improvisation dans les chants gr&eacute;goriens,  dans la musique pour orgue du XVIIIe si&egrave;cle, dans la musique  polyphonique et baroque. Pourquoi cette pratique s'est-elle perdue dans  le classique ?</strong></em> <em><br/><br/> Je viens de ce monde et je sais que, chez ces gens-l&agrave;, on n'accorde pas &agrave;  l'improvisation le respect qu'elle m&eacute;rite. On en a peur, terriblement  peur ! Et il y une autre raison : la jalousie. </em> <em><br/><br/> Les pianistes classiques sont envieux de ceux qui peuvent s'asseoir au  piano et construire un discours musical riche, sans partition. Un  improvisateur a la possibilit&eacute; d'apprendre &agrave; se conna&icirc;tre, de creuser en  lui-m&ecirc;me pour d&eacute;couvrir sa propre musique. Les pianistes qui ne font  qu'interpr&eacute;ter sont des robots : au d&eacute;but, ils sont conditionn&eacute;s, puis  ils se forgent leur mani&eacute;risme. Mais, en r&eacute;alit&eacute;, ils ne font rien pour  eux-m&ecirc;mes, &agrave; part d&eacute;velopper un immense ego. Le public reconna&icirc;t leur  interpr&eacute;tation mais, eux, ils ne savent pas qui ils sont.</em> <em><br/><br/> Je me souviens d'un enregistrement que j'ai fait pour la radio d'un  concert de Samuel Barber. A la fin de la s&eacute;ance, on me demanda de  rejouer la mesure 161 pour corriger une erreur. Cette mesure est plac&eacute;e  au moment le plus extatique et passionn&eacute; de l'&oelig;uvre. Comment peut-on la  rejouer sans &ecirc;tre des automates ?</em> <em><br/><br/><strong>Pourtant, vous avez enregistr&eacute; de nombreux disques du r&eacute;pertoire  classique : Mozart, Chostakovitch, Beethoven...</strong></em> <em><br/><br/> Bien s&ucirc;r, et je n'arr&ecirc;te pas de les &eacute;couter et de les rejouer. Mais je  voudrais dire ceci aux puristes : si je joue du classique, je ne dois  pas penser, alors que si j'improvise mon esprit doit &ecirc;tre totalement  pr&eacute;sent et actif. Quand je me rends compte que mon &eacute;tat n'est pas  propice &agrave; l'improvisation, je prends une partition de Bach et je fais ce  que Bach me dit de faire. </em> <em><br/><br/> Le dernier des grands interpr&egrave;tes que j'ai connus &eacute;tait Arthur Schnabel,  qui n'&eacute;tait pas un orthodoxe de la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; la partition. Le fait  d'&eacute;taler autant de versions diff&eacute;rentes d'une m&ecirc;me &oelig;uvre sur la table le  poussait &agrave; s'en forger une de plus : la sienne. Quant &agrave; ses fausses  notes, elles n'&eacute;taient que les pr&eacute;rogatives de son g&eacute;nie. A ce sujet,  Schnabel disait avec beaucoup d'humour: </em> <em><em>&laquo; Le probl&egrave;me du piano,  c'est que chaque bonne note est situ&eacute;e entre deux mauvaises. &raquo;</em><br/><br/><strong>Vous voulez dire que tout commence par des erreurs ?</strong></em> <em><br/><br/> Et avec l'accident. Souvent, l'accident de l'improvisateur devient une  couleur de plus sur la palette du compositeur. Lorsque j'&eacute;tais enfant,  j'ai entendu mon fr&egrave;re Chris, qui ne connaissait rien &agrave; la musique,  jouer au piano des choses qui m'ont boulevers&eacute;. </em> <em><br/> Il se lan&ccedil;ait sur l'instrument sans avoir aucune id&eacute;e de ce qu'il &eacute;tait  en train de faire, en suivant exclusivement son &eacute;motion. Le r&eacute;sultat  &eacute;tait <em>&laquo; a-musical &raquo;</em>, et pourtant extraordinaire. <br/><br/> Pendant des ann&eacute;es, j'ai cherch&eacute; &agrave; retrouver cette zone musicale que  Chris avait cr&eacute;&eacute;e accidentellement. J'ai voulu apprendre &agrave; provoquer des  accidents de fa&ccedil;on consciente. Faire des erreurs, &ecirc;tre maladroit. Je me  disais: </em> <em><em>&laquo; Qui es-tu pour juger de ce qui sonne juste ou faux ? &raquo;</em> Tout cela, non pas pour d&eacute;grader mon jeu, mais pour d&eacute;couvrir de  nouveaux univers, que j'ai enfin trouv&eacute;s dans <em>Radiance</em>. Il ne  s'agit donc pas d'accidents venant du hasard... Gurdjieff disait que  l'homme est gouvern&eacute; par la loi du hasard et de l'accident, mais qu'il  peut renverser cette r&eacute;alit&eacute; en s'observant. Ces accidents musicaux sont  le r&eacute;sultat de mon parcours philosophique.<br/><br/><strong>La l&eacute;gende veut que vous ne pr&eacute;pariez jamais vos concerts...</strong></em> <em><br/><br/> Pour la premi&egrave;re fois de ma vie, avant mes prestations au Japon, j'ai  &eacute;tudi&eacute; pendant des mois. Le concert de Cologne, qui, &agrave; l'&eacute;poque, avait  &eacute;t&eacute; pour moi un acte de libert&eacute;, &eacute;tait devenu ma cage. J'ai d&ucirc; le tuer. </em> <em><br/><br/> En musique, on construit des monuments d'architecture pour, ensuite, les  abattre. C'est ainsi qu'on avance. Donc, avant ces deux concerts, j'ai  voulu me d&eacute;faire de mes st&eacute;r&eacute;otypes. Je me mettais au piano en &eacute;tant  conscient de ce que je ne voulais plus entendre, mais sans savoir encore  ce que je voulais entendre. Cela a pris des mois : je revenais toujours  &agrave; mes vieux clich&eacute;s. D&egrave;s que j'en entendais un arriver, je  m'arr&ecirc;tais... et recommen&ccedil;ais. L'exercice a &eacute;t&eacute; &eacute;puisant. Mais il m'a  permis de d&eacute;couvrir quelque chose d'extraordinaire !</em> <em><br/><br/><strong>Quoi donc ?</strong></em> <em><br/><br/> Une partie de moi qui n'avait jamais eu la possibilit&eacute; de s'exprimer  jusqu'&agrave; pr&eacute;sent : ma main gauche. Je l'utilisais comme on le fait dans  le jazz, tel un instrument d'accompagnement qui va jouer des lignes de  basse, des ostinatos, des accords. </em> <em><br/><br/> Dans les concerts du Japon, ma main gauche improvise avec la m&ecirc;me  virtuosit&eacute;, la m&ecirc;me libert&eacute; que la droite. Je la regarde, je la sens,  elle me surprend de plus en plus.</em> <em><br/><br/><strong>&Ecirc;tes-vous tr&egrave;s exigeant avec vous-m&ecirc;me ?</strong></em> <em><br/><br/> Je suis un bourreau de travail et ma sant&eacute; en a fait les frais. Lorsque  j'&eacute;tais malade, je regardais le piano pendant des heures, sans m&ecirc;me  pouvoir le toucher. J'ai alors commenc&eacute; &agrave; parler &agrave; ma maladie : </em> <em><em>&laquo; Je  sais que tu es l&agrave;, mais je vais continuer mon &oelig;uvre. &raquo;</em> Je suis  gu&eacute;ri, j'ai chang&eacute;. Un exemple : les Japonais ont beaucoup touss&eacute;  pendant ces deux concerts. Avant, je serais devenu furieux. Mais l&agrave;, je  me suis inspir&eacute; de ces sons pour jouer. Et j'ai gard&eacute; le bruit de ces  toux dans l'enregistrement.<br/><br/><strong>Pourrions-nous voir vos pianos ?</strong></em> <em><br/><br/> Allons-y...</em> <em><br/><br/> Nous entrons dans une salle pleine d'instruments. Au centre, ses trois  pianos et son clavecin japonais sont recouverts d'un drap. </em> <em><br/><br/> Keith Jarrett s'approche du clavecin, sur lequel il a enregistr&eacute; les  Variations Goldberg. Il le d&eacute;couvre. S'assied. Et se lance dans une  longue improvisation. "</em> <br/><br/><br/><br/><br/><span style="font-size: x-large;">La maxime de l'improvisateur est : la s&eacute;curit&eacute; en dernier. Il suit la <em>&laquo;  pens&eacute;e du tremblement &raquo;</em>. Voil&agrave; pourquoi, souvent, pendant mes  concerts, je danse avec le piano, je me l&egrave;ve, je me penche en arri&egrave;re,  je me lance sur les cordes. Les docteurs me disent que c'est tr&egrave;s  mauvais pour mon dos et, c'est vrai, je souffre de douleurs p&eacute;nibles,<strong> mais ils ne savent pas ce que je vis. </strong></span></p><br /><br /><div class="article_sharebtns"><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.jeremynuscule.com%2Ftres-interessant-ce-serait-dommage-de-passer-a-cote-c-est-long-mais-pa-a1116366&amp;layout=box_count&amp;show_faces=false&amp;width=65&amp;action=like&amp;font&amp;colorscheme=light&amp;height=65" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:65px; height:65px;" allowTransparency="true"><br /></iframe><iframe allowtransparency="true" frameborder="0" scrolling="no" src="http://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.html?url=http%3A%2F%2Fwww.jeremynuscule.com%2Ftres-interessant-ce-serait-dommage-de-passer-a-cote-c-est-long-mais-pa-a1116366&amp;text=Tr%C3%A8s%20int%C3%A9r%C3%A9ssant...%20Ce%20serait%20dommage%20de%20passer%20%C3%A0%20c%C3%B4t%C3%A9...%20C%27est%20long%20mais%20passionnant.&amp;count=none" style="width: 55px; height: 20px;"></iframe><span><g:plusone size="medium" count="true" href="http://www.jeremynuscule.com/tres-interessant-ce-serait-dommage-de-passer-a-cote-c-est-long-mais-pa-a1116366"></g:plusone></span></div><br /><hr />Article original rédigé par jeremynuscule et publié sur <a href="http://jeremynuscule.doremiblog.com">Site de jeremynuscule | Jeremy Vandurme</a> <br /> Reproduction interdite sans autorisation]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 01:17:17 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>jeremynuscule</dc:creator>
		<dc:date>2010-03-30T01:17:17+02:00</dc:date>
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