
Article écrit je ne sais plus quand
Là, tout de suite , maintenant j'ai besoin d'être rassuré sur le prix de la vie, sur le temps qui nous est accordé , sur le passé qui nous est infligé ,écrit ou non la est la question à laquelle vous connaissez ma réponse.
Savoir d'autres personnes plus importantes que moi à ses yeux me brise le c½ur et pourtant..., savoir ces gens confiants malgrés des statistiques révoltant m'attriste.
Ce que nous ne voyons pas sur la photo c'est le tuyau d'aérosol , un tuyau qui part de la machine et qui arrive à ma hauteur au niveau du lit et ce que nous ne lisons pas dans mes yeux à différence d'aujourd'hui c'est la peur du temps qui passe , la peur de disparaitre , la peur de la vie , de cette épée de damoclès qui se trouve être bien moins basse qu'elle le sera demain.
La main sur le bord du lit , l'autre je ne sais ou mais pas de poing levé vers le haut , un père une mère à différence d'aujourd'hui , une vie toute fraiche , des poumons bien plus petits qu'aujourd'hui mais aussi bien plus compétents , une salopette vous l'avez deviné trop petite aujourd'hui, sans doute une époque que je me dois de regretter ou je pouvais avancer les yeux fermés guidé par la beauté d'un chemin qui à l'époque aurait pu se révéler sans fin.
Aujourd'hui me voilà face à mon destin , amoureux comme un petit garçon , pleurant sur le temps , priant pour que la trotteuse décide à de l'autre côté se tourner , avec une seule envie , celle de retourner au temps ou je pouvais parcourir des kilomètres en courant sans ne jamais m'arrêter , au temps ou a plein poumons je pouvais crier que "j'aime la vie" .
Le plus dur n'est pas de vivre un événement marquant mais de se savoir condamné et de sentir ces fonctions vitales diminuer , puis les sentir remonter , puis redescendre , puis remonter , puis redescendre , ce mouvement du balancier qui semble ne jamais s'arrêter , parfois je souhaite le pire , puis j'y songe , puis reprend du poil de la bête malheureusement c'est à court terme que ces changements interviennent , c'est à court terme que je m'avoue heureux et c'est à court terme que je me sais brisé, détruit par la maladie qui nous consume peu à peu comme elle sait le faire , comme elle l'a déjà fait à bon nombre d'enfants.
Parler au futur c'est difficile dans ces cas la , et afin de me savoir réaliste j'aime parler au passé , ça me réconcilie avec un présent douteux...
1..2..3..4..5....infiniment long cet escalier que j'ai quitté début janvier.
C'est dans ces moments que nous sommes incontrôlable et si une façon plus radical existée alors de moi on ne parlerais plus.
Jérémy.