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    "Jeremy est le prince de sa propre vie et tente avec une dignité rarissime de dominer une absence de futur qui au fil du temps, grandit, grandit, tout comme son reflet grandissait sur fond noir, dans les lunettes de Michel le jour de leur rencontre."

     

    DIVERS

     

     


    L'homme qui pleurait des larmes de verre (Bercy 10/06)
    envoyé par RomainMk3. - Regardez la dernière sélection musicale.

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    Jeremynuscule

     

     


    6 commentaires
  • pseudo-inutile, Posté le mardi 09 juin 2009 17:16

    Bonjour Jérémy.

    Je viens souhaiter un bon anniversaire à ton coeur.

    Ce 9 juin, nous étions au même endroit, à écouter la même musique, à admirer le même homme. Cet homme que j'ai vu depuis poser sans calcul sur toi le regard d'un père. Prévenant et sévère, tout ce qu'on demande à un bon père, tout ce qui manque quand il n'est plus là. Je ne me trompe pas sur cet homme, dont la mémoire abrite pour toujours ton histoire, comme bon nombre de tes lecteurs.

    Je suis comme certains, je te lis presque tous les jours en quasi-silence, depuis deux ans. Je crois que j'ai du laisser 2 ou 3 messages, pas plus. Je vais aussi souvent lire l'avenir des gens qui t'aiment, et la douleur qui sera la leur, sur le blog "pour toi marine", via tes liens.

    Je parle des gens qui ont hurlé de joie à ton premier souffle, qui se tairont avec toi quand tu le chercheras sans plus y croire, et qui resteront là, après, à vivre dans le souvenir, se foutant pas mal de la beauté intacte d'un monde, sans toi.

    Je ne parle pas de ceux qui t'ont aimé ou détesté à travers Michel Polnareff, qu'ils ont désigné comme l'empereur de leurs émotions, comme le promoteur de leur générosité, comme leur faiseur de conscience. Non, je ne parle pas de ces hooligans, dont aucun ne sait se reconnaitre, et c'est à ça qu'on les reconnait. Si, par miracle, tu survivais à Michel Polnareff, il ne resterait rien de leur amour ou de leur haine, dont tu n'auras été que le faire-valoir. Tu peux leur cracher à la gueule, ce sera moral, n'aies crainte.

    Tu m'as livré dans tes mots quelque chose que je ne te rendrai jamais: un supplément de force. Toute l'empathie ressentie pour toi, et à travers toi, pour ceux dont la vie s'arrete là où elle commence, n'aide que moi, lecteur de 35 ans, à réaliser la fragilité de l'existence. Ces soirs où l'on était ici à te lire avec ma copine et où l'on se regardait, sans plus rien se dire, ces soirs où ton vécu faisait brûler l'amour entre nous par le partage du même espoir. Celui de se donner une vie fantastique, car on réalisait, en te lisant, en avoir la chance.

    Tes textes feront partie de l'éducation que je transmetterai à mes enfants. Pour qu'ils vivent dans la responsabilité et le respect, et non dans une incapable volonté de façade. Pour qu'ils comprennent que désirer ne suffit pas.

    Merci à toi Jérémy. Longue vie à ton courage.


    8 commentaires


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